Ils seront alors comme un troupeau
qui broute le long des chemins
et qui trouve sa nourriture
sur toutes les collines.
10Ils ne souffriront plus
de la faim ni de la soif.
Ni le vent brûlant du désert
ni le soleil ne leur feront de mal.
Avec amour, je les conduirai
se rafraîchir aux sources.
11Je changerai les hauteurs
en chemins praticables
et les routes seront relevées.
12Les voici qui arrivent !
Ils reviennent de loin, les uns du nord,
d’autres de l’ouest, par la mer,
d’autres du sud, de l’Égypte. »

Après la sortie, vitale pour puiser de l’air à l’extérieur et de quoi se nourrir (psychologiquement par des échanges et physiquement par des provisions), voici la mise en mouvement.
Il ne suffit pas de sortir, encore convient-il de bouger pour glaner ici et là, un peu partout, de quoi se « nourrir »,
Le mouvement n’est pas désordonné, il s’effectue à la suite de Celui qui marche devant nous : Dieu comme berger qui guide les siens.
A sa suite, le chemin du point d’eau (l’image de la source est aussi souvent utilisée pour dire Dieu) est balisé.

Bien plus, ce chemin est aussi rendu « praticable », c’est-à-dire qu’il est possible de le prendre sans s’y perdre.
Le passage se termine sur le retour des dispersés, signe d’espérance pour le peuple.

Comment pouvons nous ainsi vivre en mouvement ?
N’allons-nous pas très vite reprendre le chemin de nos habitudes ?
Beaucoup de personnes et d’associations posent aujourd’hui cette question : »le monde d’après sera-t-il à l’image du monde d’avant, avec ses travers et son emprise économique sur la vie, ses débordements, la pollution, la recherche du futile au prix de vies sacrifiées, la pauvreté (qui s’accélère ) ? »

Suivre jusqu’à la source (symbole de l’essentiel qui donne vie, car l’eau c’est l’élément le plus essentiel !) est une invitation à bouger, à chercher, à avancer, mais toujours avec en tête et dans le cœur le sens de ce qui compte vraiment : la relation tissée au cours des jours avec Dieu et entre nous.

Prions

Seigneur, apprends-moi à faire le tri de l’essentiel et à m’y tenir, chaque jour
Apprends-moi le sens de la vie, plus important que tout ce que je pourrai désirer posséder. Apprends-moi à me délester, en chemin, pour avancer plus léger, avec au cœur et dans la tête, le désir de te suivre et l’envie de partager avec tous les vivants.  AMEN